Quels sont les défauts du dobermann ?
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Lire la suiteTout savoir sur le dobermann
Élégant, musclé, d'une intelligence qui occupe ses maîtres autant qu'elle les surprend. Le dobermann traîne une réputation héritée des films des années 1970, alors que le standard décrit un chien de famille équilibré. Voici ce qu'il demande vraiment.
Six points qui décident si la race vous convient, avant même de regarder les portées disponibles. À lire avant de craquer sur une photo.
Comptez deux heures par jour, dont une vraie dépense : course, vélo, pistage, obéissance rythmée. Un dobermann sous-stimulé ne s'ennuie pas en silence, il démonte.
Poil ras, sans sous-poil. Un gant de caoutchouc une fois par semaine suffit. En revanche il craint le froid : un manteau l'hiver n'est pas une coquetterie.
Chien velcro qui suit son maître de pièce en pièce. Il supporte mal la solitude et apprend vite, le meilleur comme le pire, souvent en une seule répétition.
Deux bains par an, pas davantage. Surveillez les oreilles et les dents, et coupez les griffes régulièrement : son trot les use moins qu'on ne le croit.
La cardiomyopathie dilatée est la vraie question de la race. Un dépistage cardiaque des reproducteurs, échographie et Holter, n'est pas négociable chez l'éleveur.
Dissuasif par sa seule présence, sans agressivité gratuite. Il évalue avant d'agir, ce qui en fait un bon chien d'alerte à condition d'être socialisé tôt.
Beaucoup de dobermanns arrivent en refuge entre un et trois ans, quand leurs maîtres découvrent le niveau d'activité que la race réclame. Un adulte au caractère déjà connu est souvent un meilleur départ qu'un chiot. Où chercher
Si vous voulez un chiot, la sélection de l'éleveur compte plus que le pedigree. Demandez les résultats cardiaques des deux parents, le test von Willebrand et les radios de hanches. Ce qu'il faut vérifier
Éducation, alimentation, santé et caractère : ce que les maîtres de dobermann cherchent le plus souvent.
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Lire la suiteLa race porte le nom de Karl Friedrich Louis Dobermann, percepteur d'impôts à Apolda, en Thuringe. Dans les années 1870, cet homme qui collectait l'argent dans des campagnes peu sûres cherchait un chien capable de l'accompagner et de le protéger. Il était aussi responsable de la fourrière municipale, ce qui lui donnait accès à un vivier de chiens à croiser.
Le mélange exact reste discuté : pinscher allemand, chien de berger de Thuringe, rottweiler, et probablement du lévrier pour la vitesse. Après la mort de son créateur en 1894, l'éleveur Otto Goeller fixe le type et lui donne son nom. L'Allemagne reconnaît officiellement la race en 1900.
Un mâle mesure 68 à 72 cm au garrot pour 40 à 45 kg, une femelle 63 à 68 cm pour 32 à 35 kg. La silhouette s'inscrit dans un carré : la longueur du corps dépasse à peine la hauteur au garrot, ce qui donne cette allure ramassée et ce trot allongé caractéristique.
Le poil est court, dur et couché, sans sous-poil. Le standard admet deux robes, le noir et feu et le marron et feu, avec des marques rouille bien délimitées au-dessus des yeux, sur le museau, la gorge, le poitrail et les membres. Les oreilles taillées appartiennent au passé de la race : les dobermanns nés en France gardent leurs oreilles tombantes naturelles.
Le dobermann est un chien d'attachement, pas un chien de garde qu'on laisse au bout du jardin. Il choisit sa personne, la suit partout et supporte mal les absences longues. Cette dépendance affective explique la plupart des problèmes de comportement qu'on lui reproche : ils viennent de l'ennui, rarement de l'agressivité.
Son intelligence est un atout et un piège. Il retient une consigne en quelques répétitions, mais retient aussi vite qu'aboyer fait ouvrir la porte. L'éducation doit être ferme, cohérente et sans violence : la contrainte physique produit un chien méfiant, jamais un chien obéissant.
Un club canin dès l'âge de trois mois change la trajectoire d'un dobermann. Bien socialisé pendant ses premières semaines, il se montre stable avec les enfants et tolérant avec les autres chiens.
Un appartement lui convient si les sorties suivent, un jardin ne dispense de rien. Au-delà de six heures de solitude par jour de façon régulière, la race n'est pas adaptée au foyer.
La cardiomyopathie dilatée touche la race plus que toute autre : le muscle cardiaque se dilate et perd de sa force, souvent entre quatre et huit ans. Un suivi cardiaque annuel à partir de trois ans permet de la prendre tôt. S'y ajoutent la maladie de von Willebrand, un trouble de la coagulation dépisté par test génétique, et la dysplasie de la hanche.
Le poil ras réduit l'entretien à un gant de caoutchouc hebdomadaire et deux bains par an. Les oreilles naturelles, tombantes, se contrôlent chaque semaine. Le point à ne pas négliger reste le froid : sans sous-poil, le dobermann tremble dès les premières gelées.
Comptez 1 200 à 1 800 euros pour un chiot LOF issu de parents testés, 150 à 300 euros de frais d'adoption en refuge. À l'année, prévoyez 700 à 1 000 euros d'alimentation, de vaccins et d'antiparasitaires, sans compter le suivi cardiaque.